Soldat de La Compagnie de M. des BERGÈRES |
L'ancêtre Pierre MAISONNEUVE est arrivé en Nouvelle-France comme soldat d'une de ces Compagnies franches de la Marine, la Compagnie de M. des BERGÈRES. Les compagnies franches ne sont pas désignées par un numéro, mais par le nom de leur commandant. Elles portent l'appellation ‘'de la Marine'' parce qu'elles sont sous l'autorité du ministère de la Marine, responsable des colonies et de la défense de celles-ci. Le terme ‘'franche'' signifie qu'elles sont indépendantes les unes des autres, contrairement à celles de l'armée régulière qui appartiennent à un régiment.
Lors du siège de Québec en 1690 par les troupes britanniques menées par Sir William PHIPS et auquel FRONTENAC répondit à son envoyé "La seule réponse que je ferai à votre général viendra de la bouche de mes canons et du feu de mes mousquets.", le soldat Pierre MAISONNEUVE était déjà présent en Nouvelle-France. Il avait alors environ 22 ans.
Soldat des Compagnies franches de la Marine du Canada, vers 1690
Aquarelle: Michel Pétard, Parcs Canada
Ce simple soldat porte un habit gris-blanc doublé et parementé de bleu, la couleur distinctive des troupes de la Marine. À cette époque, l'habit compte environ cinq douzaines de boutons en laiton. Le chapeau de feutre noir est bordé d'un galon «d'or faux», un mélange de fil de laiton et de fil jaune. Il est armé d'un fusil, d'une baïonnette et d'une épée.
Ces tenues et ces armes sont portées dans les villes et les forts. Les militaires participant aux expéditions lointaines portent des vêtements différents, et tous ont alors des armes à feu et des hachettes.
Huit ans plus tard, à Montréal, le 11 novembre 1698, Pierre MAISONNEUVE se déclare encore soldat lors du mariage de Pierre AMAND JOLICOEUR avec Catherine GRENIER, la soeur de Anne GRENIER qu'il allait épouser quelques jours plus tard. Étaient présents à ce mariage, outre les époux :
Jean FERRE, Habitant;
Pierre MAISONNEUVE, soldat de la Compagnie de M. des Bergères;
Jean Baptiste Yvan LAFONTAINE, sergent de la Compagnie de M. des Bergères;
Antoine ADHÉMAR, Notaire royal et Greffier.
Le mariage a été célébré par le curé R C DEBRESLAY, résidant à Montréal.
À peine une semaine plus tard, à Montréal, le 17 novembre 1698, ce même curé allait célébrer le mariage de Pierre MAISONNEUVE et de Anne GRENIER. Soldat de la Compagnie de M. des Bergères, originaire de Notre-Dame-de-Bonsecours, Évêché d'Agen. Pierre a 30 ans et déclare ne pas savoir signer lorsqu'il épouse Anne âgée de 21 ans, résidente de Montréal et originaire de St-Joseph, Sorel. Anne déclare savoir signer. Étaient présents à leur mariage :
Jean MAISONNEUVE, soldat de la Compagnie de M. de Noyan et cousin de Pierre;
Jean ROZIER, soldat de la Compagnie de M. des Bergères;
Pierre AMAND, le beau-frère de Anne;
Pierre CHANTEREAU, bedeau.